Dans un article paru dans Nature, une équipe de chercheurs des États-Unis rapporte avoir obtenu des améliorations de la démarche chez les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson et qui ont bénéficié de l’implantation d’électrodes de stimulation cérébrale profonde en utilisant l’intelligence artificielle pour aider au choix du meilleur paramétrage possible de la stimulation. Le papier correspondant est disponible : Modeling and optimizing deep brain stimulation to enhance gait in Parkinson’s disease: personalized treatment with neurophysiological insights. Dans un article publié sur le site Web de l’université de Californie où travaille cette équipe, l’une des chercheuses explique en termes plus accessibles aux lecteurs qui ne sont pas des experts les tenants et les aboutissants de ce essai, et comment il pourrait rendre la vie des patients plus facile, notamment lorsque les troubles de la marche prédominent : This New Tech Helps Parkinson’s Patients Who Have Trouble Walking
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Dans le cochon, presque tout est bon
Les presses universitaires de Grenoble proposent une collection d’opuscules dans la série « Virus de la recherche » consacrée à nos amis les cochons et à leurs semblables sauvages : les sangliers. Ces texte brefs en accès libre au format ebook ou en PDF sont tous de petits délices.
Laurence Huc : On invisibilise le rôle de la pollution dans la santé humaine
Un entretien avec Laurence Huc, toxicologue, qui a longtemps travaillé à l’institut national de la recherche agronomique à Toulouse dans l’unité de recherche sur la toxicologie alimentaire TOXALIM et est maintenant directrice de recherche à l’institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et mise à disposition pour une partie de son temps de l’Inserm (consulter le profil de Laurence Huc sur le site Web du laboratoire Interdisciplinaire sciences innovations et sociétés (LISIS), près de Paris, où elle est désormais affectée) . Elle décrit l’invisbilisation du rôle de la pollution dans la santé humaine (l’article est archivé ici).
Le Soir (12/10/2025) : Laurence Huc : « On invisibilise le rôle de la pollution dans l’apparition des cancers »
Lorsque j’ai commencé à travailler sur les pesticides, je pensais naïvement que leurs dossiers réglementaires étaient fiables puisqu’ils avaient été homologués. Or, sur quinze fongicides de la famille des SDHI, quatorze induisaient des tumeurs chez les rongeurs selon les données fournies par les industriels eux-mêmes !.
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De la légitimité de l’expérimentation animale pour la recherche fondamentale et clinique : le cas de l’identification de bio-marqueurs de la maladie de Parkinson
Une équipe de chercheurs de l’Université de Grenoble invite à s’interroger sur le caractère légitime du recours à l’expérimentation animale. Ils expliquent comment les animaux ont contribué à diverses étapes d’une étude visant à identifier des marqueurs de la maladie de Parkinson.
L’identification de ces marqueurs serait une avancée importante dans la perspective de la découverte d’un traitement pour arrêter la perte des neurones dopaminergiques. Les premiers symptômes de Parkinson n’apparaissent que lorsqu’une part importante de ces neurones a déjà disparu. Plus on diagnostiquera les patients très en amont des premiers signes visibles de la présence de la maladie, et plus on aura de chances de conserver, parce qu’on en aura préservé assez de la dégénérescence, un stock de neurones fonctionnels.
Les auteurs expliquent la nature et l’importance de la contribution des animaux à l’avancée de cette recherche, et comparent ce qu’ils ont pu établir grâce à ces modèles de la maladie de Parkinson.
Il apparaît en conclusion que le recours à des animaux est dans ce cas un facteur déterminant de l’aboutissement d’un travail qui bénéficiera indubitablement aux humains atteints par la maladie.
Les auteurs estiment important de faire connaître leurs recherches pour éclairer le grand public et lui permettre de déterminer ce qu’il est prêt à accepter ou à rejeter, et quel prix la société y mettra, dans un cas comme dans l’autre.
L’expérimentation animale est-elle encore pertinente ? L’exemple de la maladie de Parkinson, The Conversation, 28 avril 2025
Les auteurs de cet article sont Colin Deransart, Bertrand Favier, Sabrina Boulet et Véronique Coizet.
Voyage au centre du cerveau
Science, hydroxychloroquine, azithromycine et trottinette
Quelques trublions à l’esprit critique et à l’humour bien trempés ont cherché à démontrer que l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine était efficace dans le traitement préventif des accidents de trottinette et sont parvenus à publier leurs résultats dans une revue scientifique. La revue en question a prestement retiré l’article dont le style impeccable rappelle la fameuse étude de Georges Perec au sujet de l’effet de la projection de tomates sur les cantatrices, mais on en lira avec le sourire la version originale conservée ici-même avant de disparaître du site Web de la revue. Une traduction en français est aussi disponible (et sauvegardée ici). Pour plus de détails, on peut aussi parcourir l’article dédié publié sur Retraction Watch ou la recension qu’en propose franceinfo.