Substantial matters est le podcast réalisé par la fondation Parkinson’s (États-Unis). Il y a déjà plus d’une centaine d’épisode dans lesquels sont abordés des sujets et des questions importantes pour les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson et leurs proches. Je note un épisode récent qui traite de la question des troubles urinaires liés à la maladie ou aux traitements: Substantial Matters, Finding Relief : Bladder issues in Parkinson’s. C’est en anglais (États-Unis).
En passant
Avanie et glyphosate sont les vaches à lait de Bayer
C’est juste moi ou bien nous avons un problème ?
En 2016, Bayer a absorbé Monsanto, qui a commencé à vendre du glyphosate (un herbicide total et systémique qui n’épargne que les cultures génétiquement éditées ou modifiées – les OGM – pour lui résister, comme ça, on achète des semences OGM à Bayer, et on utilise son herbicide adoré pour les désherber) et les usines de Bayer continuent à en vomir. Le glyphosate est fortement soupçonné de favoriser l’apparition de nouveaux cas de maladie de Parkinson.
Bayer, via Bluerock et Askbio, qu’il possède, développe des traitements novateurs utilisant la thérapie génique ou encore des cellules souches pour rendre aux malades de Parkinson les neurones qu’on leur a volé… Quand il passe en phase finale des essais thérapeutiques de l’un des traitements qu’il développe, ça fait monter les actions en bourse.
Bayer est le marchand de mouron de la chanson de Boby Lapointe, mais il n’est pas triste : il propose à la fois le mouron et le crottin de mouton : le poison et l’antidote !
Étonnant non ?
Complaisance de la LCC à l’égard de pratiques thérapeutiques non fondées sur des preuves d’efficacité ou entrisme des médecines dites alternatives ?
Dans l’édition datée du 11 septembre de Marianne, un article pose la question de la promotion et de la légitimation implicites des pratiques thérapeutiques qui ne sont pas assises sur des preuves d’efficacité par la Ligue contre le cancer (LCC), une des associations « de référence » pour des pathologies spécifiques (maladie de Parkinson, sclérose en plaques, etc.).
Réflexologie, kinésiologie, reiki… Quand la Ligue contre le cancer soigne les « médecines douces »
(consultez le texte de la version « print » de l’article archivé ici)
Il s’agit par exemple des « interventions non-médicamenteuses » qui sont souvent le faux-nez de pratiques au mieux sans efficacité, au pire de nature à conduire les patients à renoncer aux traitements et interventions de la médecine basée sur des preuves (celle que les tenants de ces pratiques désignent comme « conventionnelle »).
La LCC a un mode de fonctionnement semblable à celui d’autres associations dans lesquelles on peut observer les mêmes glissements et tentatives de légitimer les pratiques problématiques. Il s’agit souvent d’associations nationales reconnues d’utilité publique qui s’appuient sur des comités locaux. Ces derniers ont une certaine autonomie. J’ai observé vers le mois de juillet une situation de ce type auprès des relais locaux de France Alzheimer et France Parkinson.
Je trouve détestables les manoeuvres des tenants de thérapies parfois fantaisistes pour profiter de la légitimité que leur confèrent les « partenariats » établis avec les relais locaux des associations ou au niveau national, mais je ne juge pas les patients qui y recourent peut-être parce qu’ils n’ont pas trouvé dans les soins offerts par le système de santé le réconfort qu’ils seraient en droit d’en attendre.
La régression
Peut-on vraiment avancer sans avoir débattu du modèle agricole et alimentaire que nous désirons ?
Je remonte ici trois interventions faites à l’occasion de la journée mondiale 2025 de la maladie de Parkinson, sous la forme d’une interview à l’hebdomadaire La Vie et de deux tribunes publiées respectivement dans la Charente Libre et sur le site Web du Nouvel Obs. Ces articles n’ont provoqué à peu près aucune réaction. Dans le contexte de la pétition contre la loi Duplomb et en particulier contre la réautorisation de l’acétamipride, je me demande si l’on va enfin parvenir à discuter posément des externalités positives et négatives de notre système de production agricole et alimentaire…
Pesticides et maladie de Parkinson : « Pour que cesse la loi du silence »