Sexe et maladie de Parkinson : quelques ressources utiles

La maladie de Parkinson concerne le mouvement, mais elle vient toucher de nombreux autres domaines de manière plus ou moins invalidante, et plus ou moins visible. La vie sexuelle du patient souffrant de cette pathologie comme celle du ou des partenaires peut être affectées, tout au long de l’évolution souvent lente et longue de la maladie. Ce billet à compléter à l’occasion recense quelques ressources qui permettent de comprendre ce qui dysfonctionne parfois et d’envisager des solutions pour restaurer la fonction sexuelle quand elle est affectée par la maladie. Si vous qui lisez ce billet connaissez des ressources à recommander à ce sujet et qui ne sont pas encore listées ici, n’hésitez pas à intervenir dans les commentaires pour me faire part de vos suggestions.

Le sexe c’est bon à tous les sens du terme (il paraît même qu’on se porte mieux quand on a une vie sexuelle satisfaisante – chez les hommes, certains vont même jusqu’à formuler l’hypothèse que le sexe pratiqué régulièrement ralentirait la progression de la maladie, lire par exemple cette publication), et il serait triste de laisser l’hôte indésirable qu’est la maladie de Parkinson jeter à terre ce pan important de la vie des hommes et des femmes.

La meilleure ressource que j’aie pu consulter à ce jour à ce sujet est selon moi le livret adapté par Parkinson Québec d’un guide semblable proposé  par Parkinson’s UK : Parkinson, relations et sexualité. Si l’emplacement du livret édité par Parkinson Québec venait à changer, la plaquette est disponible sur ce carnet : rendez-vous à l’adresse suivante pour en télécharger une version au format PDF : Parkinson, relations et sexualité.

Il est tellement bien fait que je n’ai pas grand chose à ajouter !

Si vous parcourez le Web à la recherche d’informations à ce sujet, vous trouverez inévitablement quelques horreurs à lire, à visionner ou à écouter. L’attrait pour le glauque, le morbide et les bizarreries en matière de sexe ne semble pas avoir de limites. Je crois qu’il n’est pourtant pas inutile d’en visiter quelques-uns, en n’en faisant ni une obsession (morbide), ni une maladie, ne serait-ce que pour comprendre ce que vos proches craindront peut-être de vous voir devenir et apprendre à détecter chez vous ou votre partenaire malade un trouble du contrôle des impulsions en train de s’installer, très progressivement, pour pouvoir agir avant de sodomiser votre poisson rouge, de faire le tour du pâté de maison en hurlant comme un gorille en rut ou d’importuner votre voisin de chambre à l’EHPAD avec vos magazines de photos dénudées…

Vous devriez, d’après moi, regarder et/ou écouter :

En quête de dopamine :  ce balado de Parkinson Québec propose un épisode sur les troubles et difficultés sexuelles qui est vraiment bien réalisé. Trois intervenants se complètent pour jeter une lumière ppas malaisante pour deux sous sur la question dans son ensemble. J’ai été particulièrement touché par le témoignage de Sonia Laflamme, qui raconte son parcours et les difficultés qu’elle a rencontrées dans ce domaine. Allez-y les yeux fermés, en vidéo ou en audio.

Vous pourriez aussi écouter :

Secrets d’info (France Inter) : Addiction aux jeux, au sexe et pulsions violentes : la face obscure des médicaments anti-parkinsoniens

Les pieds sur terre (France Culture) : Hypersexualité et addict aux jeux, des effets pas secondaires

À suivre…

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