Vocation de la politique

Celui qui est convaincu qu’il ne s’effondrera pas si le monde, jugé de son point de vue, est trop stupide ou trop mesquin pour mériter ce qu’il prétend lui offrir, et qui reste néanmoins capable de dire « quand même ! », celui-là seul a la « vocation » de la politique.

Max Weber – Le métier et la vocation d’homme politique (Politik als Beruf – conférence prononcée en 1919 à l’université de Munich),capturé incidemment à la lecture de cet article consacré l’abandon par Nicolas Hulot de son poste de ministre de la transition écologique et solidaire.

Liaison

« Ainsi, par son adhésion totale à ce qui est, le poète tient pour nous liaison avec la permanence et l’unité de l’Être. Et sa leçon est d’optimisme. Une même loi d’harmonie régit pour lui le monde entier des choses. Rien n’y peut advenir qui par nature excède la mesure de l’homme. »
Saint-John-Perse, discours prononcé à Stockholm le 10 décembre 1960 à l’occasion de la remise du prix Nobel de littérature

Impossible

« La clairvoyance est le seul vice qui rende libre – libre dans un désert.
Quand on se refuse au lyrisme, noircir une page devient une épreuve : à quoi bon écrire pour dire exactement ce qu’on avait à dire ?
Il est impossible d’accepter d’être jugé par quelqu’un qui a moins souffert que nous. Et comme chacun se croit un Job méconnu…
Je rêve d’un confesseur idéal, à qui tout dire, tout avouer, je rêve d’un saint blasé. »

Cioran, De l’inconvénient d’être né