« Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient. »
Arthur Rimbaud, Une saison en enfer
Étiquette : poème
Élévation
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté
Charles Baudelaire, Élévation
Grisaille bretonne
Gouttes sur le nez
Le vent siffle et décoiffe
L’été aux arrêts
Pluie d’été
À la fin du jour
Odeur de poussière mouillée
Tonnerre et fraîcheur
Départ
Tout est prêt, mais ai-je bien le droit de partir ? Constructeur jusqu’ici dans l’imaginaire, conjureur de ces matériaux ; impondérables et gonflants, les mots, — ai–je bien le droit de bâtir dans le monde dense et sensible, où tout effort et toute création, ne relevant plus seulement d’une harmonie intime doivent trouver leur justification dans le résultat, dans le fait, — ou leur démenti sans appel…
Victor Segalen, Équipée
Chaleur
Et cela vit, respire et chante avec moi-même
– Les objets inhumains comme les familiers –
Et nourri de mon sang s’abrite à la chaleur.
Jules Supervielle, Les amis inconnus