Les vrais dangers des pesticides : dossier du Nouvel Obs

Le Nouvel Obs  publie un long dossier consacré aux pesticides et à leur lien avec la santé dans le contexte du débat qui doit avoir lieu à l’Assemblée  Nationale (les députés ont voté en ce sens en commission à la mi-septembre) sur la loi Duplomb après l’examen de la pétition « Pattery » dont c’était l’une des demandes.

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Ce qui nous traverse

J’ai réécouté les 4 épisodes de cette série diffusée sur France Culture et disponible en podcast:

Maladies chroniques : ce qui nous traverse.

J’avais été particulièrement intéressé par l’intervention de Lucile Sergent, elle-même concernée par une maladie rare, et qui prépare une thèse de doctorat en sociologie depuis 2022. C’est dans le quatrième et derner épisode de la série : Quand les malades s’organisent

Lucile Sergent travaille entre autres sujets sur les dynamiques à l’oeuvre dans les associations de patients. Elle a publié en 2023 un ouvrage à ce sujet : Malades en action, démocratie sanitaire en question aux éditions Érès. On peut encore en faire l’acquisition en format eBook (autour de dix euros).

Podcast : la vie en mouvement avec Parkinson

Parkinson, la vie en mouvement, est un nouveau podcast lancé à la mi-septembre. L’auteure en est une personne atteinte par la maladie de Parkinson à début précoce (d’après la présentation du projet livrée dans l’épisode #0). Elle reçoit, dans le premier épisode qui dure une quarantaine de minutes, la kinésithérapeute qui l’accompagne.

Une belle initiative et une belle voix, à suivre (fréquence annoncée : un épisode par quinzaine) !

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Débat à venir sur la loi Duplomb : une occasion unique de construire nos choix de société pour le système agricole et alimentaire

La pétition contre la loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur dite « loi Duplomb » lancée par Éléonore Pattery dans la torpeur de l’été sur le site de l’Assemblée nationale a créé la surprise en recueillant plus de deux millions de signatures. Faute d’avoir cherché à analyser les motivations des signataires, on ignore ce qui est perçu comme le plus important dans ce texte.

Les choix politiques en matière d’agriculture et d’alimentation ne passionnent pas toujours les français. Les débats à ce sujet se cantonnent souvent à une confrontation entre d’une part les représentants des intérêts des industriels et des producteurs et d’autre part les organisations non-gouvernementales luttant pour la préservation de l’environnement, sous le regard des experts (agronomes, économistes, naturalistes, écologues…) alors que les partis politiques s’emparent du sujet pour conforter et afficher ce qui n’est parfois qu’une posture.

Les questions de santé environnementale suscitent par contre un grand intérêt, peut-être parce qu’elles convoquent la peur et l’émotion plus que la raison. Continuer la lecture de Débat à venir sur la loi Duplomb : une occasion unique de construire nos choix de société pour le système agricole et alimentaire

Complaisance de la LCC à l’égard de pratiques thérapeutiques non fondées sur des preuves d’efficacité ou entrisme des médecines dites alternatives ?

Dans l’édition datée du 11 septembre de Marianne, un article pose la question de la promotion et de la légitimation implicites des pratiques thérapeutiques qui ne sont pas assises sur des preuves d’efficacité par la Ligue contre le cancer (LCC), une des associations « de référence » pour des pathologies spécifiques (maladie de Parkinson, sclérose en plaques, etc.).

Réflexologie, kinésiologie, reiki… Quand la Ligue contre le cancer soigne les « médecines douces »

(consultez le texte de la version « print » de l’article archivé ici)

Il s’agit par exemple des « interventions non-médicamenteuses » qui sont souvent le faux-nez de pratiques au mieux sans efficacité, au pire de nature à conduire les patients à renoncer aux traitements et interventions de la médecine basée sur des preuves (celle que les tenants de ces pratiques désignent comme « conventionnelle »).

La LCC a un mode de fonctionnement semblable à celui d’autres associations dans lesquelles on peut observer les mêmes glissements et tentatives de légitimer les pratiques problématiques. Il s’agit souvent d’associations nationales reconnues d’utilité publique qui s’appuient sur des comités locaux. Ces derniers ont une certaine autonomie. J’ai observé vers le mois de juillet une situation de ce type auprès des relais locaux de France Alzheimer et France Parkinson.

Je trouve détestables les manoeuvres des tenants de thérapies parfois fantaisistes pour profiter de la légitimité que leur confèrent les « partenariats » établis avec les relais locaux des associations ou au niveau national, mais je ne juge pas les patients qui y recourent peut-être parce qu’ils n’ont pas trouvé dans les soins offerts par le système de santé le réconfort qu’ils seraient en droit d’en attendre.