Thomas Loury – contrats territoriaux d’exploitation et agro-environnement au service régional de l’économie agricole de la direction régionale de l’agriculture et de la forêt de Picardie (Amiens)

L’esprit des dispositifs agro-environnementaux est de reconnaître la contribution de l’agriculture à la préservation de la biodiversité, dès lors qu’elle s’exerce dans certaines conditions. Par exemple, certaines espèces de papillon ne sauraient se maintenir si les vaches nourries à l’herbe et conduites dans des systèmes d’élevage extensifs (sans abuser des engrais, sans masser trop de bêtes par hectare, etc.) ne contribuaient à maintenir les prairies. Le maintien de l’habitat naturel de ce papillons est une <em>externalité positive</em> associée aux systèmes de production qui ont recours à l’élevage extensif. En le pratiquant, les agriculteurs contribuent à la préservation de la biodiversité, qui est importante pour la société toute entière. Comme aller vers ces pratiques représente des surcoûts et des pertes de rendement, l’idée est que la collectivité compense financièrement ces surcoûts à raison du service rendu par le travail des agriculteurs.

Les agriculteurs signent un contrat avec le/les organismes publics voire l’État, et ils s’engagent sur le respect d’un cahier des charges qui permet de maximiser les externalités positives de l’activité agricole.

Cliquez ici pour revenir à la description de mon parcours professionnel.