Une étude conduite par une équipe de chercheurs du CNRS dans des exploitations agricoles produisant des céréales, dans l’Ouest de la France vient de faire l’objet d’une publication : lire le communiqué de presse à ce sujet (en anglais).
Dans des exploitations conduites en conventionnel comme en agriculture biologique et sur céréales, l’étude tend à démontrer que limiter l’usage de pesticides et d’engrais de synthèse en conventionnel ou la quantité de travail investie au long de l’itinéraire technique en agriculture biologique conduit à renoncer à quelques points de rendement mais maintient voire augmente les résultats économiques globaux de la culture.
Ce que l’on perd en rendement en acceptant un rendement légèrement diminué, on le récupère (avec un bonus) en faisant l’impasse sur un ou plusieurs traitements phytosanitaires et en limitant les apports d’azote de synthèse qui ne seront pas achetés. En bio, renoncer par exemple à un ou plusieurs passages pour désherber avec des moyens mécaniques (passage qui nécessite d’investir du temps de travail dans la culture) entraîne une baisse modérée de rendement, mais au final, préserve voire améliore le résultat économique.
Le secret ici, c’est le choix de ce dont on va s’abstenir, en fonction de nombreux facteurs. C’est là que l’agronome de service peut se rendre utile en aidant les agriculteurs à prendre des décisions informées et rationnelles.
Lire l’étude présentée dans la revue Nature : Economic viability of reduced agricultural inputs in farmer-co-designed large-scale experimental trials in western France