Une équipe de chercheurs espagnols publie dans Nature ces jours-ci un papier rendant compte d’une étude sur les atteintes cognitives dans la maladie de Parkinson qui peuvent déterminer l’aptitude ou l’inaptitude à la conduite automobile. Pour réaliser cette étude, les auteurs ont utilisé un simulateur de conduite qui permet d’explorer des domaines qui n’étaient jusqu’alors pas pris en compte par les tests réalisés habituellement.

Les compétences et les performances qui sont d’une importance particulière pour la conduite des véhicules automobiles ont été comparées entre deux groupes de participants : un groupe de patients atteints par la maladie de Parkinson sans pour autant présenter de déficits cognitifs majeurs ou de cas de démence, et un groupe de personnes ne souffrant pas de la maladie (groupe de contrôle).
Les résultats montrent que les personnes atteintes ont des compétences globalement équivalentes aux personnes non-atteintes, mais surtout qu’elles sont plus lentes lorsqu’il s’agit de les mettre en oeuvre. Les auteurs plaident pour la généralisation de l’utilisation des simulateurs de conduite qi permettent d’aller plus loin dans l’évaluation des éventuelles difficultés des conducteurs concernés par la maladie.