À la fin des années 1990, j’ai été exposé à des doses massives de Bénomyl. Le Bénomyl est un fongicide systémique : il pénètre dans la plante et la protège intégralement. Comme d’autres pesticides de la famille des carbamates, le bénomyl est soupçonné depuis longtemps de s’attaquer aux neurones dopaminergiques : ce sont ces neurones qui disparaissent à mesure que la maladie de Parkinson progresse.
En avril 2012, j’ai reçu le diagnostic de la maladie de Parkinson.
Aujourd’hui, lorsque les agriculteurs se plaignent de trop de normes environnementales qui s’imposent à eux et voudraient nous faire croire que l’on marche sur la tête, je me demande si ce n’est pas dans ma tête que les paysans ont marché depuis une trentaine d’années.