Carnet Web personnel.
Installations vidéo au FRAC de Lorraine jusqu'en janvier 2005.
J'ai visité cette semaine une exposition au FRAC de Lorraine. Plusieurs oeuvres de Thierry Kuntzel sont présentées dans ce nouveau lieu ouvert depuis le printemps 2004, dans l'hôtel Saint-Livier, qui hébergeait auparavant le Conservatoire national de musique de région de Metz. Le bâtiment qui a été entièrement rénové vaut à lui seul une petite visite (et pas seulement ses escaliers, il y a en particulier un petit jardin intérieur extraordinaire).
Thierry Kuntzel travaille, entre autres, sur des oeuvres faisant intervenir la vidéo. Quatre installations qui mettent en scène des images sont exposées, parmi lesquelles The Waves est celle qui m'a le plus touché.
5 novembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/11/thierry_kuntzel.html
Le lancement des licences Creative Commons en France est annoncé.
S'il vous est venu l'idée saugrenue de reproduire certains des textes publiés ici, ou de les réutiliser, vous vous êtes peut-être préoccupé des conditions dans lesquelles vous pouviez le faire.
Ce carnet est surtout un carnet de notes personnel : je ne compte pas engranger de royalties, mais je suis attaché à l'utilisation qui pourrait en être faite. Comme expliqué sur la page relative aux droits d'auteur associés à ce que je publie sur ce carnet, j'ai choisi de placer les contenus disponibles sur ce site sous l'une des licences Creative Commons, qui favorisent la diffusion d'oeuvres en ligne en autorisant, à l'avance, certaines utilisations, sans abandonner pour autant le copyright.
La traduction de ces différentes licences est en cours. Le lancement des licences Creative Commons en France est prévu le 19 novembre 2004 à Paris.
4 novembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/11/creative_common_1.html
C'est le printemps.
Je ne déteste pas la sagesse mais, si j'aime bien la philosophie, je ne suis pas sûr de toujours bien l'aimer. Je confesse par contre un penchant coupable pour la posture du rhéteur et, aux soirs de ciel bas et lourd, j'essaie parfois d'effrayer les fantômes frileux en les recouvrant du jus fraîchement vomi de quelques sophismes.
Le breuvage n'a rien d'extraordinaire, mais il est moins amer que la cigüe, et les habits de Calliclès sûrement plus présentables que ma vieille panoplie de Pluviôse (avec un vrai drapeau noir qui lance des éclairs rouges très ressemblants). Les deux costumes ne me servent pas trop ces jours-ci.
1 novembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/11/un_printemps_de.html
Avec.
L'omelette au pastis, même les femmelettes en mangent comme dix !
Oui, c'est vraiment n'importe quoi.
1 novembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/11/chat_suffat_com.html
Une exploitation agricole de l'Ouest de la France se présente.
Voici une manière originale et conviviale de faire découvrir une exploitation, ses productions, son fonctionnement (et ces pages ne sont pas réservées à ceux qui pensent que les steaks hachés poussent dans les arbres). Je suis sous le charme et je rêve de faire un jour la bise aux belles normandes (qui sont bien joueuses) de la ferme des Acacias.
28 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/la_ferme_des_ac.html
Le dessin précédait le dessein, c'est plus qu'un jeu de mots.
« En France et en Espagne, la Renaissance va scinder le disegno en deux. En France, le desseing ou dessein concerne la pensée du tableau à venir. L'esquisse, les premières ébauches, une réalisation hâtive, constitueront le dessin. Ces définitions entreront dans des traités qui serviront de références à l'Académie. Il est à noter que, au XVIIe siècle, l'on écrira indifféremment desseing pour dessin ; le dessein, en tant que but à atteindre ou projet à élaborer, s'affirme alors. »
Nicole Floner, Le dessein du dessin
Deux dossiers : La question du dessin (1) et La question du dessin (2).
27 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/dessin_dessous.html
Temps libres.
La douceur de la pierre des peaux, les cheveux merveilleux des sculptures afghanes.
27 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/en_voyage.html
...sources dans nos songes...
« Je t'annonce les temps d'une grande faveur et la félicité des sources dans nos songes.
Ceux qui savent les sources sont avec nous dans cet exil ; ceux qui savent les sources nous diront-ils au soir
sous quelle main pressant la vigne de nos flancs
nos corps s'emplissent d'une salive ? (Et la femme s'est couchée avec l'homme dans l'herbe ; elle se lève, met ordre aux lignes de son corps, et le criquet s'envole sur son aile bleue.) »
Saint-John Perse, Anabase, IX
24 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/felicite.html
Réserver et utiliser un nom de domaine, c'est dire adieu à l'anonymat.
Se faire googler n'est surprenant que quand on ignore qu'on se fera un jour googler. Parfois, c'est amusant : pour des retrouvailles auxquelles on ne s'attendait pas, lorsqu'il y a de fausses pistes (de temps en temps, je suis confondu avec un cuisinier marseillais, dont j'espère qu'il m'invitera un jour à sa bonne table sur le Vieux-Port), etc. C'est, plus rarement, l'occasion de rencontres et d'échanges virtuels ou réels, toujours précieux.
Lorsque j'ai commencé à bricoler sur le Web, j'ai laissé sans m'en rendre compte beaucoup de traces. J'ai mis du temps à m'en apercevoir, à ne plus m'en inquiéter et à l'accepter, d'autant que j'ai cédé plus ou moins volontairement ces informations, et que celles que je ne contrôle pas ne sont pas vraiment sensibles. Pour qui veut tirer et suivre le bon fil, une sorte de « trajectoire », cohérente en apparence, se dessine en quelques minutes.
Ça ne me dérange plus, depuis que je sais le côté superficiel et très incomplet du portrait. Ainsi, les principaux événements qui ont marqué ma vie « réelle » au cours de ces 6 dernières années, les personnes et les lieux qui étaient associés de près ou de loin à ces événements sont presque absents ou illisibles si l'on ne sait comment commencer à dérouler la pelote. Mais l'anonymat est définitivement perdu en ce qui me concerne.
D'une certaine manière, c'est rassurant : le fait de savoir que ce que je publie ici ou là pourra très facilement être retrouvé et croisé avec d'autres informations fonctionne comme une sorte de garde-fou. Comme il y a finalement assez peu de choses dont je puisse vraiment avoir honte, c'est même parfois assez utile pour les autres qui se trouvent détrompés en quelques instants s'ils pensaient découvrir, par leurs propres moyens, le costume hideux de l'effroyable pédonazi parcourant l'internette que ça fout la trouille à la recherche de chair fraîche que je dissimule dans mes placards pour l'endosser les soirs de pleine lune.
En essayant de jouer le candide pour me retrouver, je me rends compte que l'affaire, de l'extérieur, n'est pas absolument évidente. Google y suffit par exemple, mais il faut sauter plusieurs fois pour retomber aux bons endroits.
Dans les cas où le pervers à démasquer a choisi (imprudence !) de rendre accessibles ses bavardages suspects sur un nom de domaine, interroger la base WHOIS est presque toujours le plus court chemin (si, en achetant le droit d'utiliser ce nom de domaine, le fourbe n'a pas indiqué de fausses informations).
Le service que je trouve le plus pratique pour récupérer ces informations est whois.sc. Pour tout lire, il suffit de rajouter à l'adresse http://whois.sc/ le nom de domaine à explorer (http://whois.sc/nomdedomaine.com). Mieux vaut savoir que des données personnelles souvent fort détaillées se trouvent de cette façon à quelques cliquetis de clavier. En elles-mêmes, ces informations ne permettent pas grand chose, mais ce sont des outils redoutables pour dérouler les pelotes, en interrogeant ensuite Google, par exemple. Si l'on s'en soucie et qu'il est déjà trop tard, il ne reste guère que le lavage en machine.
22 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/utiliser_whois.html
L'Open Directory Project (DMOZ) prend en compte les langues encore peu représentées sur le Web, pour lesquelles on manque d'éditeurs bénévoles.
Si vous lisez couramment et régulièrement l'arabe, le catalan, le breton, le basque, l'occitan ou le luxembourgeois, vous savez probablement que ces langues sont encore assez peu représentées sur le Web.
L'un des traits originaux de l'annuaire DMOZ (Open Directory Project) est de répertorier aussi des sites dans ces différentes langues, parmi de nombreuses autres. Cette partie du répertoire est d'ailleurs celle qui connaît actuellement la croissance la plus rapide.
DMOZ est construit entièrement par des êtres humains, les éditeurs bénévoles, qui recherchent des sites Web, les visitent, les décrivent et les classent dans des catégories. Les catégories en langues rares ou peu représentées sur le Web fonctionnent aussi de cette manière, et les bénévoles prêts à offrir un peu de temps pour les maintenir et les faire grandir manquent !
Les « langues sans éditeurs » ou les langues pour lesquelles trop peu de sites ont été découverts pour le moment sont répertoriées dans un « incubateur ». On y trouve notamment le malgache, le sanskrit, le yiddish, l'inuktitut et même le yoruba.
Lorsque suffisamment de sites sont répertoriés, et quand il y a au moins un éditeur bénévole pour s'en occuper, les langues rares rejoignent le répertoire principal. C'est ainsi qu'une catégorie pour les sites en breton a été créée récemment.
Il est très facile de donner un coup de langue à DMOZ. Pour le faire, il suffit de suivre ces quelques conseils pour devenir éditeur bénévole.
On peut aussi parcourir le fil de discussion ouvert à ce sujet sur le forum DMOZ du site Webrankinfo.com.
[les candidatures extra-terrestres ou très en avance sur leur temps seront considérées avec la plus grande bienveillance]
22 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/un_coup_de_lang.html
Liens relatifs au 150ème anniversaire de la naissance d'Arthur Rimbaud.
Je n'aime pas trop les délires commémoratifs, mais c'est parfois l'occasion de petites ou de grandes découvertes. Ce billet est un modeste sac à signets, à remplir progressivement avec des ressources liées à la célébration du cent cinquantenaire de la naissance d'Arthur Rimbaud.
N'hésitez pas à utiliser les commentaires pour proposer vos propres découvertes et repérages.
20 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/arthur_rimbaud.html
Définition de la vanille dans un vieux dictionnaire.
VANILLE s. f. (on mouille les L.) Plante qui croît en Amérique. Son fruit que l'on nomme aussi Vanille a la forme d'un cornichon long de quatre à cinq pouces, et gros comme le petit doigt. Il contient une multitude de petites semences noires. Ce fruit est d'une saveur aromatique, et d'une odeur très agréable. Il entre dans la composition du chocolat. La vanille échauffe, fortifie l'estomac, et est très propre pour les catarres et les maladies froides.
19 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/vanille_et_corn.html
Pour repérer les posteurs francophones sur del.icio.us.
Pascal rebondit sur un vieux billet en proposant d'associer aux utilisateurs de del.icio.us qui parlent français une étiquette fr.users. C'est un peu la solution que je cherchais alors sans la trouver, et c'est à lire en détail ici : Utilisateurs francophones de del.icio.us.
19 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/delicious_et_fr.html
Définition de ces deux termes et liens connexes sur la notion de paratexte.
Source : Le petit Robert
18 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/epigraphe_exerg.html
Photos retrouvées.
Time Tales est une collection de photographies trouvées. Trouvées sur des marchés aux puces, dans des boutiques d'articles d'occasion, certaines sont ramassées dans des rues, sur des allées, tombées d'un sac trop rempli ou d'une poche retournée. D'autres sont découvertes dans le tiroir caché d'un secrétaire, trouvées au hasard d'un parcours dans les pièces d'une maison abandonnée. Les photos existent désormais par elles-mêmes, perdues dans le temps. Time Tales ne cherche pas à révéler leurs mystères. Time Tales veut donner une nouvelle demeure aux photos égarées, un havre, pour ce qui n'a pas de nom, pour ce qui est perdu.
[(re)trouvé en rebondissant sur ceci]
18 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/souvenirs_aband.html
Musée virtuel pour lundi pluvieux et autres jours gris.
Pour mémoire et pour... sourire, je note ce lien découvert au détour d'une page de Lire en fête : le musée du sourire. J'avoue que je me suis demandé un moment s'il ne s'agissait pas du dernier avatar de la pensée positive tarifée, et que j'ai failli être irrité par l'application avec laquelle le concepteur semble avoir tout fait pour empêcher les liens profonds. Mais l'ensemble a l'air honnête, et un sourire le lundi matin, c'est pas de refus.
18 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/musee_du_sourir.html
Une manifestation en Meuse à l'occasion de Lire en fête.
Cette fin de semaine, Lire en fête. Je ne suis pas un fanatique de fêtes de ce style, mais c'est toujours une bonne occasion de sortir et de voir des choses créées pour l'occasion.
Une manifestation en particulier a éveillé ma curiosité. S'il ne fait pas trop mauvais temps ce dimanche, et si je trouve quelqu'un de courageux pour m'accompagner, je pense que je passerai faire un petit tour à la table d'un écrivain, à Saint-Maurice sous les Côtes, entre Metz et Verdun. Peut-être même à la promenade contée du dimanche après-midi, s'ils acceptent les plus de 6 ans ;-) .
15 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/lire_sous_les_c.html
Une lectrice refuse de rentrer dans une maison d'édition.
Il y a une ligne de partage : d'un côté, ceux qui font les livres ; de l'autre, ceux qui les lisent. Je veux continuer à faire partie de ceux qui lisent, et pour cela je fais attention de me tenir toujours en deçà de la ligne. Sinon, le plaisir désintéressé de lire n'existe plus, ou du moins il se transforme en quelque chose d'autre, qui n'est pas ce que je veux, moi.
Italo Calvino, Si par une nuit d'hiver un voyageur
13 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/la_ligne.html
Trois vers soutirés à La beauté dans Le prophète, de K. Gibran.
Et la beauté n'est pas un besoin, mais une extase.
Elle n'est pas une bouche assoiffée, ni une main vide et tendue,
Mais plutôt un coeur embrasé et une âme enchantée.Khalil Gibran, Le prophète
Photo: © Dennis Mojado, licence CC.
13 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/beaute.html
Pour se comprendrer.
La pub sur les blogues, c'est aussi un peu pour ça qu'on l'aime (parfois).
En automne, il y a des marrons à ramasser au pied des marronniers.
12 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/pub_1.html
Dictionnaire Patrick Modiano.
En recherchant des ressources sur le romancier Patrick Modiano, je suis tombé récemment sur un curieux projet, invitation à parcourir ses romans comme dans un dictionnaire, d'abandon à zones.
Cette sorte de jeu de piste m'a tenté il y a longtemps maintenant, quand je commençais à lire cet auteur. J'ai vite renoncé, pensant (à raison ?) que le charme de ces livres tenait sans doute aussi à la brume qui baigne les ponts jetés entre les histoires et les personnages. Je craignais qu'une fois levé ce voile, une fois épinglées les occurences récurrentes, comme par un collectionneur de papillons alignant compulsivement ses bestioles adorées dans des boites vitrées, il ne restât rien qu'un squelette.
Pour ce dictionnaire-là, mon opinion n'est pas (encore) arrêtée.
10 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/au_temps.html
Recette facile à réaliser à base d'oeufs, de chocolat à cuire et d'un peu de sucre.
Voici une recette de base pour préparer une mousse au chocolat. Pour trouver ma recette, j'ai d'abord sonné chez Ginette, qui recommande (formule 1446) de n'utiliser que des blancs d'oeufs et du chocolat, ne parle pas du sort à réserver aux jaunes, et suggère de sucrer les blancs sans indiquer la quantité de sucre à ajouter...
En cherchant un peu, j'ai vu qu'il y avait deux grandes options : avec crème (ou même beurre), comme chez Supertoinette, ou sans ajouter de matière grasse.
J'ai choisi le « sans crème », en m'inspirant de la formule incomplète de Ginette et d'une recette trouvée sur un site à tendance végétarienne qui recueille des contributions, à laquelle j'ai choisi de rajouter un peu de sucre en poudre.
Pour une mousse au chocolat pour 4 personnes, compter :
Pour réaliser cette mousse, j'ai mis environ 15 minutes, et j'ai laissé le résultat final 1 journée au réfrigérateur avant de le déguster.
C'était délicieux mais tout de même un peu lourd. Je n'ose pas imaginer ce que cette mousse au chocolat aurait donné si j'avais rajouté de la crème fouettée ou même du beurre...
[Post chocoloitum non est omne animal triste]
10 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/mousse_au_choco.html
Il y a encore très peu de fils RSS ou Atom inscrits ou proposés à l'annuaire DMOZ. Dommage.
Il y a plusieurs mois, je signalais une nouveauté du répertoire DMOZ (Open Directory Project) : la possibilité pour les éditeurs de classer des fils de syndication dans les différentes catégories de l'annuaire et, pour les webmestres, de proposer l'inscription de leur fil RSS ou Atom.
Je pense que DMOZ est le seul annuaire Web généraliste à proposer, en marge de ses rubriques classiques, des fils RSS et Atom dont le contenu a été évalué, décrit, et classé dans une catégorie thématique par des humains (certains objets hybrides comme Yahoo!, qui associent moteur de recherche et annuaire, rendent visibles les fils de syndication, mais l'opération d'indexation est apparemment entièrement réalisée par un robot farceur).
Malheureusement, les catégories en français où des fils RSS sont répertoriés sont encore très peu nombreuses, sans doute parce que personne ne pense à proposer son fil à l'annuaire :-( . C'est bien dommage, pour les Weblogs, qui ont presque tous un fil à proposer, mais aussi et surtout pour les autres sites, dont un nombre croissant dispose de fils de syndication dans l'un des formats acceptés par DMOZ.
6 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/syndication_rss_1.html
Tentative de digression et non-notes de lecture.
Il m'arrive d'être « happé » par un auteur. La chose vient sans prévenir, parfois dans des circonstances inattendues. L'expérience n'est pas reproductible (ou je ne sais pas la reproduire) : par exemple, accroché par Modiano dans le jardin d'une Villa triste, au détour d'un cours de classe de première, c'est moi qui ne le lache plus. Malheureusement, le miracle ne s'est jamais produit pour d'autres comme Flaubert, dont l'Éducation sentimentale, lecture interrompue vers la centième page, m'a poursuivi pendant plusieurs années, et dont la Bovary ne s'est imposée qu'à force de bachottage(s).
Après-coup, je peux prétendre expliquer pourquoi tel ou tel livre a enclenché l'étrange processus. Cela peut tenir à la personne qui me l'a glissé entre les mains, à ce qui se passait au moment de la découverte, à un saut depuis l'univers d'un autre auteur... Je ne peux élaborer ce genre de raisonnements qu'a posteriori, et si j'essaie pour une fois d'être honnête, je crois pouvoir écrire que ces enchaînements redécouverts s'apparentent plus aux méthodes napoléo-négationnistes, à l'évidence pathologiques, qu'à une vision objective des choses.
Je crois bien que c'est ce qui est en train de se produire avec Antonio Lobo Antunes.
J'ai terminé Le cul de Judas depuis plusieurs jours déjà, et si je sais que ce roman m'a marqué, que je vais, sans me presser, apprivoiser les autres, un à un, je me sens de plus en plus incapable de dire pourquoi ou d'écrire sur ce livre des lignes que j'oserais publier.
J'ai par contre remarqué, pas plus tard qu'avant-hier, que je peux donner envie à quelqu'un de le lire en quelques heures et partager ensuite le bonheur de la découverte.
En parler comme d'une musique et, comme une musique, se trouver démuni pour raconter à qui n'aurait pas entendu. C'est peut-être dans la musique de ces pages, assez forte pour passer le mur de la traduction, dans le rythme, dans les variations, que se cache justement cette séduction.
5 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/le_cul_de_judas_1.html
Mais comment s'en débarrasser ?
Après quelques mois de prise en main, j'utilise désormais Mozilla FireFox régulièrement.
Contrairement au client pour le courrier électronique, pour lequel j'ai maintenant définitivement abandonné Outlook Express pour Mozilla Thunderbird, dont la dernière version permet de suivre des fils de syndication comme dans un agrégateur personnel de nouvelles, même si cette fonction n'est pas encore exactement conviviale, je n'ai pas quitté définitivement Internet Explorer pour naviguer sur le Web.
Je garde Internet Explorer sous le coude surtout parce que certains sites restent complètement ou partiellement impraticables en compagnie d'un rejeton de la famille Mozilla, parce que certaines fonctions utilisant Javascript ne passent pas sous Firefox, et parce que je trouve la barre d'outils Google bien pratique.
Une cochonnerie que j'ai attrappée sans même m'en rendre compte a pourtant bien failli me faire abandonner définitivement IE 6.
Cette chose s'appelle Lycos Sidesearch. C'est une saleté qui s'installe plus ou moins toute seule et déclenche périodiquement l'apparition d'une fenêtre de recherche contenant des liens sponsorisés servis par Lycos.
Apparemment, je ne suis pas le seul à chercher à désinstaller cette horreur. Mais j'ai eu beau fouiner, en français, en anglais, chez Lycos, je n'ai pas réussi à trouver un moyen efficace de repousser cette peste.
En dernier recours, j'ai fini par installer la dernière version gratuite d'Ad-Aware, un logiciel qui repère et supprime ce genre de logiciels collants, et apparemment, c'est parti, avec d'autres cochoncetés promptement poubellisées.
Ouf !
5 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/lycos_sidesearc_1.html
Des vidéos illustrant certains problèmes d'accessibilité des sites Web.
Découvertes chez Pascal (Sango nini), plusieurs vidéos en anglais décrivant concrètement et visuellement (!) les problèmes d'accessibilité qui se posent aux personnes aveugles et plus généralement aux personnes ayant un handicap visuel lorsqu'elles parcourent le Web.
Ces films ont été réalisés par le département des technologies de l'information de l'Université du Wisconsin à Madison.
Voilà qui répond partiellement à certaines questions que je me posais il y a longtemps déjà.
5 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/accessibilite_a.html
Recette de boeuf aux arachides et aux légumes.
Voici une recette simple pour préparer du mafé au boeuf (boeuf aux arachides).
Je prépare de temps en temps du mafé de poulet. Pour changer, j'ai voulu essayer avec du boeuf, et comme j'avais une nouvelle recette sous la main, extraite d'un livre un peu ancien mais toujours disponible (Cuisines d'ailleurs, plats régionaux du monde, de Gérard Chaliand), j'ai tenté l'expérience avec du boeuf à braiser, en modifiant un peu cette recette.
Pour préparer mon boeuf aux arachides pour six personnes, j'ai utilisé les ingrédients suivants :
Au total, j'ai mis environ 1 heure et demie pour terminer ce plat, dont 70 min. de cuisson.
Je sers mon mafé de boeuf avec du riz blanc.
4 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/mafe_de_boeuf_1.html
La licence DMOZ a été traduite en français.
Une traduction non-officielle de la licence DMOZ est désormais disponible sur la page d'accueil de DMOZ en français. C'est une version française du document d'origine en anglais, qui reste la référence.
Voici une initiative qui permettra certainement à ceux qui voudraient utiliser les données de DMOZ de le faire dans des conditions satisfaisantes, respectueuses des quelques contraintes associées à la réutilisation gratuite des données de l'Open Directory et notamment l'apposition des fameuses marques d'attribution.
Un fil de discussion spécifique sur l'utilisation des données de DMOZ a été ouvert sur le forum public de l'ODP pour répondre aux autres questions que peuvent se poser ceux qui voudraient tirer profit des données de l'annuaire.
1 octobre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/10/licence_dmoz.html
Quelques précisions sur l'utilisation du logiciel Movable Type pour certaines fonctions de ce carnet.
En réponse à une demande par courriel, parce que ces informations peuvent peut-être servir à quelqu'un d'autre mais aussi parce qu'avec le temps, j'ai tendance à oublier comment j'ai fait ceci ou cela, voici des explications détaillées sur trois éléments des archives individuelles de ce carnet (pour les billets) et sur la manière dont j'ai utilisé le logiciel Movable Type pour les mettre en place.
Notes : il s'agit de bricolages réalisés par un bricoleur et non par un informaticien ; ces astuces s'appliquent à une version de Movable Type antérieure à la version actuellement distribuée (j'utilise la version 3.01D sur ce carnet) ; je pense (sans avoir vérifié), que la version 3.1 et les versions postérieures permettraient de résoudre certaines des questions que j'ai tenté de traiter avec ces bricolages d'une manière plus sure et plus élégante ; il existe peut-être même des plugins pour se simplifier la vie, mais je ne les ai pas recherchés ; même s'il n'existe aucun plugin, notez bien que les solutions que j'utilise ne sont certainement ni très sures, ni très élégantes, ni très économes en ressources, pensez-y si vous vouliez les essayer.
Les bricolages expliqués ici utilisent PHP. La version installée sur le serveur qui héberge ce site est postérieure à PHP 4.0., et je ne me suis pas posé la question de la compatibilité de ces astuces avec les versions antérieures de ce langage de script.
Pour que les astuces expliquées ici fonctionnent, il faut que les pages individuelles des billets soient interprétées comme des scripts PHP. Ce site est hébergé sur un serveur pour lequel l'extension standard indiquant les fichiers à interpréter comme des scripts PHP est .php. Comme il s'agit d'un serveur mutualisé, je ne peux pas en modifier la configuration, et comme j'avais commencé à bloguer avant de me creuser la tête sur ces bricolages, j'avais balancé dans la nature tout un tas de billets avec l'extension .html.
Pour pouvoir faire interpréter par le serveur les fichiers correspondant à mes billets comme du PHP, j'avais au moins deux possibilités :
Ce site Web est hébergé sur un serveur Apache : j'ai simplement utilisé un fichier .htaccess dans lequel j'ai placé l'instruction suivante :
AddType application/x-httpd-php .html
J'ai placé ce fichier tout en haut du répertoire archives/ , dans les sous-répertoires duquel sont placés mes billets : tous les fichiers portant l'extension .html placés à ce niveau ou plus bas dans cette branche sont interprétés comme des scripts PHP, mais pas les fichiers placés dans les autres répertoires ou à la racine.
Mon souci était la consommation excessive de ressources du serveur par mes bricolages, et comme je n'y connais quasiment rien dans ce domaine, j'ai pensé que cette précaution m'éviterait peut-être de me faire insulter par mon administrateur (comme il n'a pas réagi jusqu'à maintenant, j'imagine que mes trucs ne sont pas trop gourmands en ressources).
Notez que la page principale est elle-aussi interprétée comme un script PHP, mais dans ce cas, j'ai tout simplement indiqué à Movable Type que je souhaitais nommer mon index principal index.php, au lieu de index.html, et le serveur est configuré de telle manière que lorsqu'un client demande http://www.azurs.net/mercredi/ , la machine lui sert index.html si ce fichier existe, et index.php, interprété comme un script PHP si index.html n'existe pas.
Je m'inquiète souvent de l'influence de ce que je peux poster ici sur les résultats fournis par les moteurs de recherche à leurs utilisateurs. Depuis que j'ai ajouté quelques informations sur le contexte dans lequel il faut considérer les billets, les choses semblent s'améliorer (je reçois moins de commentaires ou de courriels montrant qu'un visiteur venant d'un moteur de recherche s'est mépris sur ce qu'il a lu). Dans certains cas, interdire l'indexation par les robots farceurs ou par certains robots farceurs particulièrement impertinents reste nécessaire.
Pour résoudre ce problème, je devais avoir la possibilité de désactiver simplement et ponctuellement l'indexation par les moteurs de recherche pour un billet donné.
J'ai écrit un petit script qui réagit à une instruction placée dans le champ Keywords de Movable Type. Ce script est un bout de code PHP inséré dans le fichier correspondant à un billet lorsque Movable Type construit ou reconstruit la page individuelle de ce dernier.
La valeur de la variable indiquant s'il faut ou non indexer est renseignée à ce moment là, et non de manière dynamique. En pratique, cela signifie que si je veux désactiver l'indexation sur un billet, il faut que j'aille renseigner le champ Keywords de ce billet, puis que je sauvegarde les modifications pour indiquer à Movable Type qu'il faut reconstruire le fichier.
J'ai distingué trois cas :
En pratique, pour faciliter la relecture de mon modèle d'habillage d'interface (template) pour les archives individuelles, j'ai placé ces quelques lignes de code dans un module de modèle d'habillage d'interface (template module) nommé indexation qui contient le code suivant :
<?php
$variable="<$MTEntryKeywords remove_html="1"$>";
if ($variable=="noindex") {echo "<meta name=\"googlebot\" content=\"noindex\" />";}
if ($variable=="allnoindex") {echo "<meta name=\"robots\" content=\"noindex\" />";}
?>
L'appel du module indexation lors de la construction par Movable Type des fichiers correspondant aux billets est déclenché par la ligne suivante placée avec les autres balises méta, entre les balises HEAD, dans le modèle d'habillage d'interface pour les archives individuelles (billets) :
<$MTInclude module="indexation"$>
Notez que les lignes de code que contient le module indexation pourraient tout aussi bien être placées directement dans le modèle d'habillage d'interface de mes archives individuelles. Notez aussi que la variable $variable est renseignée à la construction ou à la reconstruction des fichiers correspondant aux billets. J'ai utilisé un nom générique pour cette variable car je me sers du champ Keywords pour d'autres bidouillages, comme je l'explique plus loin dans ce billet.
Sur certains billets, je voulais ajouter des liens promotionnels Google Adsense. J'ai procédé de la même manière que pour l'inclusion ou l'omission d'une balise méta contrôlant l'indexation par les robots farceurs. Dans ce cas, si le mot pub est présent dans le champ Keywords de Movable Type, une bannière s'affiche.
Les seules différences avec le truc précédent sont :
Le module en question, nommé publicite, contient les lignes suivantes :
<?php
if ($variable=="pub") {
include ('/include/path/adsense.inc');
}
?>
/include/path/ est le chemin vers le fichier adsense.inc à définir en fonction de la configuration de PHP sur le serveur qui héberge ce site.
Chaque billet est associé à au moins une catégorie principale. Au bas des pages individuelles de chaque billet, des liens vers les autres billets récemment publiés dans cette catégorie s'affichent.
Je cherchais une solution qui permette la mise à jour de ces liens sans avoir à reconstruire toutes les pages chaque fois qu'un nouveau billet était publié ou qu'un billet modifié changeait de catégorie principale.
Pour arriver à mes fins, j'ai utilisé le parser Magpie RSS : comme je disposais déjà de fils de syndication pour chaque catégorie, je me suis dit que le plus simple était, en quelque sorte, de « syndiquer » mon propre contenu en utilisant ces fils.
La mise en place de Magpie RSS est très simple (beaucoup plus simple que je ne le pensais au départ), et bien documentée.
Pour récupérer mes billets connexes, il me suffit de passer les références du fil de syndication de la catégorie principale de chaque billet à un petit script qui utilise Magpie RSS.
Les fils de syndication de chaque catégorie se trouvent dans un répertoire archives/xml/cats/ et sont nommés de la manière suivante :
cat_nom_de_la_categorie.xml
nom_de_la_categorie correspond au contenu de <MTEntryCategory dirify="1"$>. Dans le modèle d'habillage d'interface des billets, j'ai inclus, à l'endroit où je souhaite voir apparaître les liens connexes, les lignes suivantes :
<ol>
<?php
$categorie=<MTEntryCategory dirify="1"$>;
include('/include/path/liensconnexes.php');
?>
</ol>
$categorie est la variable contenant la catégorie principale du billet concerné, elle permet de récupérer l'adresse du fil de syndication. liensconnexes.php est un petit script qui contient les quelques lignes suivantes :
<?php
define('MAGPIE_DIR', '/include/path/to/magpie/dir/');
define('MAGPIE_CACHE_ON', 1);
define('MAGPIE_CACHE_AGE', 172800);
define('MAGPIE_CACHE_DIR', '/include/path/to/magpiecache/dir/');
require_once(MAGPIE_DIR.'rss_fetch.inc');
$url = "http://www.azurs.net/mercredi/archives/xml/cats/cat_".$categorie.".xml";
$rss = fetch_rss( $url );
foreach ($rss->items as $item) {
$href = $item['link'];
$title = $item['title'];
$content = $item['description'];
echo "<li><a href=\"".$href."\">".$title."</a> : ".$content."</li>";
}
?>
liensconnexes.php retourne la liste des billets présents dans le fil RSS de la catégorie $catégorie, sous la forme d'une liste d'éléments délimités par les balises <li> et </li>, qui contiennent le titre de chaque billet, un lien vers sa page individuelle, et sa description. Je définis cette liste d'éléments comme une liste ordonnée, et je la place entre deux balises <ol> et </ol>.
Après quelques essais, j'ai choisi d'utiliser le CACHE et de ne rafraîchir l'affichage que toutes les 48 heures environ (MAGPIE_CACHE_AGE est fixé à 172800 s.).
Euh... C'est une bonne question !
29 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/cuisine_interne.html
Avec un âne à travers la France, pour dire, entre autres, l'urgence d'imaginer une décroissance soutenable.
Curieuse initiative que celle de ce marcheur, qui parcourt le sud de la France à pied, accompagné par un âne, pour dire non à sa propre maladie et aux autres tumeurs, en portant un message proche de celui des tenants de la décroissance soutenable contre ce que l'idée le développement durable peut parfois avoir de pervers (durable, le mot mou qui dure).
Une (dé)marche pas très éloignée des idées qui animent les tenants de la simplicité volontaire.
[indirectement via del.icio.us/barijaona , qui pointe aussi vers cet article connexe paru en juillet 2004 dans le Monde diplomatique : Développement ne rime pas forcément avec croissance]
[m. à j. : quelques décroissants à écouter sur ArteRadio.]
29 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/francois_schnei.html
Un joueur de kaval bulgare, une flûte traversière surprenante.
Marcel me harcèle
C'est comme s'il avait deviné c'dont j'ai envie
J'dirais même qu'il a si viiiigoureux appétit
Que je jurerais parfois qu'il a divi-
Qu'il a divinement
Fait tout ce qu'il faut faire pour mon con...
Mon contentement !
Il sait de quoi j'ai envie
Il n'est pas si bête
Il sait que c'est de son viiiigoureux corps d'athlèteBoby Lapointe, Comprend qui peut
Theodosii Spassov est un peu comme le Marcel de cette chanson, sauf qu'il ne paraît pas vraiment maîtriser le fameux coup du légionnaire ou avoir dix cornichons élargis, mais plutôt dix instruments. De musique.
Spassov n'a pourtant, dans la bouche, qu'une sorte de flûte. En Bulgarie, elle s'appelle kaval, mais on la trouve dans plusieurs pays des Balkans, comme en Roumanie, et même chez l'ancien envahisseur ottoman, en Turquie.
Avec ce tube de bois et de corne, il fait des choses extra-ordinaires. Je pensais que le disque que j'ai sous la main en ce moment (Gourbet Mohabet, sorti en 1990 chez Balkanton, avec le pianiste Milcho Leviev) était introuvable, et je m'apprêtais à monter un extrait de l'une des plages sur le serveur, mais apparemment, on peut encore le trouver. Plusieurs enregistrements de Spassov semblent encore (déjà ?) disponibles, dont un disque enregistré en 1998, chez Traditional Crossroads.
Mise à jour avec plusieurs autres ressources, principalement en anglais, sur le kaval de Bulgarie et d'ailleurs :
29 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/theodosii_spass.html
Deux couplets d'une chanson de Brassens en hommage à la mémoire du général Mangin et à la fine fleur de la Gendarmerie Nationale.
On a su qu'il était enfant de la Patrie...
Qu'il était incapable de risquer sa vie
Pour cueillir un myosotis à une fille
Corne d'Aurochs.Qu'il avait un petit cousin, ô gué, ô gué
Haut placé chez les argousins, ô gué, ô gué
Et que les jours de pénurie, ô gué, ô gué
Il prenait ses repas chez lui, ô gué, ô guéGeorges Brassens, Corne d'Aurochs
23 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/si_tu_vas_a_rio.html
Nombre d'Erdös, nombre de Bacon, théorie du petit monde. Quelques liens.
En fouinant par hasard chez Benoît Fries pour une raison dont je ne me rappelle déjà plus, j'ai découvert, comme on y arrive presque toujours, souvent sans même chercher, quelques croisements de parcours, ne serait-ce que géographiques ou scolaires. À cette occasion, je me suis vaguement souvenu d'avoir lu quelque chose sur des nombres permettant de qualifier le degré de connection entre personnes d'une même communauté scientifique, nationale ou simplement professionnelle.
J'ai eu tellement de mal à remettre la main sur cette histoire que j'engrange ici pour m'en souvenir quelques liens relatifs à ce sujet. Ils pointent principalement vers des articles en anglais de Wikipédia.
À l'origine de ce fameux nombre dont je recherchais la trace, un mathématicien hongrois, Paul Erdös, dont la particularité est, entre autres, d'avoir publié un très grand nombre d’articles en collaboration avec d’autres auteurs. Pour rendre malicieusement hommage à cette particularité, des amis d’Erdös ont inventé le nombre d'Erdös.
Le nombre d’Erdös qualifie le niveau de proximité d'un mathématicien donné avec Erdös de la manière suivante :
D'un mathématicien qui n'aurait aucune connection avec Erdös par cette chaîne de collaborations à des publications, on dirait que son nombre d'Erdös est infini.
L'expérience (qui peut se poursuivre) montre que la plupart des mathématiciens dont le nombre d'Erdös est fini ont un nombre d'Erdös inférieur à 8, la moyenne se situant autour de 5.
Ce jeu est l'un des avatars de la théorie selon laquelle le monde est petit, c’est à dire que tout être humain peut assez facilement être relié à un autre être humain par une chaîne ou une autre de relations sociales. À l'origine de ces recherches, les travaux d'un psychologue américain, Stanley Milgram, qui cherchait à démontrer par l’expérience que deux citoyens américains pris au hasard étaient reliés par une moyenne de six connaissances. Un projet est conduit actuellement sur ce principe dans une université américaine.
La transposition de cette sorte de jeu au monde du cinéma a donné un autre jeu, qui consiste à calculer le nombre de Bacon d'un acteur, où l'acteur américain Kevin Bacon remplace Erdös comme point de départ des itérations, et est affecté d'un nombre de Bacon de 0. Les acteurs ayant fait une apparition avec Bacon dans un film ont un nombre de Bacon de 1... et ainsi de suite.
Une petite application se basant sur les données de l’IMDb permet de calculer le nombre de Bacon d'un acteur donné.
22 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/le_monde_est_pe.html
Une association strasbourgeoise qui promeut « une véritable éducation au voyage et un tourisme responsable » par des publications, des manifestations et des débats.
Découvert au détour (!) d'un article consacré à la marche à pied (La marche, de la randonnée à la révolution) paru dans Le monde diplomatique d'août 2004, Déroutes et détours présente un projet qui me paraît passionnant. Cette association créée au début de l'année à Strasbourg se propose « d'organiser des débats, des expositions, des manifestations culturelles, sportives et touristiques, ainsi que de publier et d'éditer des productions littéraires, artistiques ou scientifiques ayant trait aux voyages et aux sciences humaines. »
Le voyage doit être un perpétuel défi pour nos croyances et nos convictions, il ne commence véritablement que là où s'arrêtent nos certitudes.
Au moment où, dans le sillage du commerce équitable, on réfléchit, parfois juste pour la forme, à des voyages différents (tourisme durable, tourisme équitable), cuisiner des idées sur ce thème paraît nécessaire et séduisant.
La démarche de Déroutes et détours dépasse le simple cadre du tourisme, et elle se donne d'entrée comme pluridisciplinaire. Le président, Franck Michel, est lui-même présenté comme « anthropologue, historien et écrivain. »
En projet : un centre de recherche sur le voyage et la création d'une bibliothèque du voyage (y-a-t-il un lien avec le Centre de recherche sur la littérature des voyages (CRLV), à La Sorbonne ?).
21 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/deroutes_et_det.html
Mon cochon d'inde est vivant. Transcription.
JY É DI : MON KOBY C SUI6D MÉ EN FÊT ILÉ TJR VIVAN LOL!
20 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/mon_cobaye_est.html
Une maison d'édition primavrilesque ?
Canular ? Curieux parcours « primavrilesque », entre Avril et Poissons, pour se perdre et regagner son temps.
20 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/editions_photog.html
Épatez vos amis et vos ennemis avec une fourchette, une boîte de sardines et un morceau de beurre.
Quand je parle de cette recette ou quand je la fais goûter, je suis toujours amusé des regards surpris ou des grimaces qu'elle provoque : le beurre de sardines, cher aux célibataires, aux radins et aux étudiants désargentés est un trésor injustement méconnu. Cette injustice doit cesser.
Le beurre de sardines se déguste sur du pain toasté, sur du pain tout court ou au bord d'une bonne grosse assiette de pâtes recouvertes de fromage râpé [cette dernière suggestion de présentation sera de préférence réservée à l'étudiant désargenté de sexe masculin pour son repas du dimanche soir - on l'accompagnera impérativement d'au moins 50 cl. de cola tiède, de marque distributeur].
Pour préparer un bon beurre de sardines, il faut :
Et voici la recette :
Note : les snobs et Madame l'Ambassadeur ne disent pas beurre de sardines mais plutôt rillettes de sardines, voire mousse de sardines. Ils servent sur canapés décorés d'un petit morceau de citron vert.
19 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/beurre_de_sardi.html
Collections de photos anciennes ou récentes (pour fouineurs persévérants).
Je cherchais une vue d'ensemble sur les manifestations prévues dans ma région à l'occasion des journées européennes du patrimoine, j'ai perdu mon temps.
Le site mis en place par le Ministère de la culture n'est ni beau, ni convivial (les menus déroulants roses et bleus qui glissent sous la souris, avec de vrais morceaux de javascript pourris dedans, GRRMMMMMPFF!!!) ni surtout utile pour chercher des informations locales.
Après avoir péniblement erré dans le mauve et le bleu, j'ai fini par découvrir où se cachait le classement géographique des événements prévus demain et après-demain. Une belle carte cliquable qui, lorsque j'ai touché la Lorraine, m'a expédié manu militari (et sans prévenir) sur le site de la Direction régionale de l'action culturelle. Repérant vaguement l'affiche, j'ai fini par deviner qu'il me fallait suivre le mystérieux lien « JEP 2004... » pour recevoir un popup dans la figure, sur lequel j'ai dû me pencher un bon moment pour comprendre comment utiliser l'interface. Et comme tout est en flash, on ne peut (si toutefois on réussit à arrêter sa souris sur les minuscules points verts d'une carte cliquable jaunâtre) ni permalier, ni signetiser, ni copier les informations, par exemple pour les imprimer...
De retour à mon point de départ et par dépit, je tente une incursion à l'association Patrimoine photographique, qui semble être un satellite de la Direction de l’Architecture et du Patrimoine du ministère de la Culture (encore lui !).
La navigation est tout aussi bizarre, impraticable et frustrante qu'à mon escale précédente (n'embauchent-ils donc que des concepteurs sadiques ?), mais, au moins, il y a de belles photos, beaucoup de photos, accessibles (si on est très motivé) par photographe ou par thème.
17 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/patrimoine_phot_1.html
Un gâteau à la banane : recette.
Voici la recette d'un gâteau à la banane très simple à réaliser (il faut une seconde ou presque pour le préparer). Ce n'est pas vraiment une tarte (pas besoin de pâte à tarte, il faut juste un moule à tartes), mais c'est très bon quand même.
Pour la pâte :
Pour terminer la cuisson en beauté, prévoir :
Compter 5 à 10 minutes pour la préparation et 30 à 40 minutes pour la cuisson.
Bon appétit !
16 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/tarte_seconde_a.html
Notes de lecture. Liens vers d'autres ressources sur Kazuo Ishiguro.
Second roman de Kazuo Ishiguro, Un artiste du monde flottant est construit autour du personnage de Masuji Ono, peintre vieillissant dans le Japon des années qui suivent la capitulation. Masuji Ono a connu avant la guerre une certaine notoriété, il revient, à trois moments associés au mariage de sa fille Setsuko, sur son parcours, ses choix et ses erreurs.
J'ai apprécié ce roman, même si, pour en saisir toutes les subtilités, il m'aurait fallu connaître un peu plus le Japon et notamment la peinture japonaise.
Comme Les vestiges du jour et, dans une certaine mesure, L'inconsolé, lus précédemment, Un artiste du monde flottant est centré sur un personnage qui se retourne sur son parcours. Comme Stevens, le majordome des Vestiges du Jour et comme certains personnages de L'inconsolé, le narrateur doute, interroge ses choix et questionne ses erreurs. Mais à la différence des deux autres romans, la fin du récit semble trouver Masuji Ono changé, apaisé et lucide.
À cette occasion, j'ai découvert quelques liens d'intérêt sur Kazuo Ishiguro et certaines de ses oeuvres :
15 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/un_artiste_du_m_1.html
Une thèse de sociologie s'appuyant entre autres sur l'exemple de DMOZ.
Un annuaire de sites Web comme l'Open Directory Project (DMOZ) peut donner l'impression d'une sorte d'énorme machinerie. La petite expérience que j'ai du fonctionnement de ce projet montre que les aspects techniques ne sont pas nécéssairement les plus importants : la spécificité de DMOZ, c'est bien le facteur humain.
De cette constatation à l'idée d'utiliser DMOZ (entre autres dinosaures du Web) comme support d'un travail de sociologie, il n'y a qu'un pas, franchi par un chercheur de Belgique, qui soutiendra publiquement, le 17 septembre, à Liège, une thèse de doctorat intitulée Sociologie d'un annuaire de sites Internet - Les sciences documentaires saisies par l'informatique libre.
Il y a malheureusement assez peu d'éléments disponibles pour l'instant sur le contenu de ce travail, mais en fouinant, j'ai trouvé un support de cours sur le fonctionnement d'un annuaire Web qui présente l'exemple de DMOZ d'une manière intéressante.
15 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/dmoz_en_these.html
Définition et liens.
L'ethnométhodologie n'est pas une méthodologie de l'ethnologie mais la discipline qui s'intéresse aux ethnométhodes. La notion d'ethnométhode découle de travaux réalisés en ethnologie et qui visent à s'intéresser au pratiques spécifiques des groupes étudiés concernant toute une série de question particulières.
Voir aussi : DMOZ : Ethnométodologie.
14 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/ethnomethodolog.html
Définition, liens.
Azulejo est le mot portugais qui désigne une plaque de céramique carrée dont une des faces est décorée et vitrifiée.
Voir aussi : L'art de l'Azulejo au Portugal.
13 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/azulejo.html
De fil en aiguille.
En cherchant un cake aux olives, je suis tombé dans un curieux grenier sur des textes qui sentent les idées bien rances, pas vraiment de celles qu'on lirait dans sa cuisine, et d'autres qui sentent vraiment le pourri. Des liens pour s'échapper, en bas à droite de la page principale : je saute vers le très catholique trimestriel Afriquespoir et rêve un moment à l'ombre complice de la véranda des missions. Je reviens sur mes pas pour repartir vers un Non à la Turquie qui ne présage rien de bon. De fait, à peine arrivé, je prends deux popups en pleine poire, et me voici téléporté contre mon gré chez un ex-marchand d'anisette. Je vais faire un cake au jambon.
11 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/rebonds_perille.html
Des liens publicitaires sont affichés sur certains billets. Explications.
Après quelques tests, j'ai décidé d'afficher de la publicité sous la forme de liens texte sponsorisés qui apparaissent sur les pages individuelles de certains billets.
Ce carnet commence à être connu des robots farceurs et la plupart des visiteurs parviennent ici par un moteur de recherche. Je ne dispose pas d'un outil pour suivre de manière fine la fréquentation, mais seulement de résumés mensuels succincts qui montrent que plus de 90% des visiteurs entrent sur un billet, principalement en provenance de Google.
Je n'ai accès qu'aux dix requêtes les plus utilisées par les visiteurs au cours du mois précédent, et à une liste des pages les plus demandées. Dans la plupart des cas, les résultats semblent pertinents (la page servie dans ses résultats par le moteur amenant un visiteur ici correspond à la requête), mais il y a des bizarreries. Lorsque la page servie est impertinente, il n'y a pas de solution simple à mettre en oeuvre pour améliorer l'expérience des visiteurs égarés. Si les informations contextuelles aiguisent leur curiosité (ce qui est rare), ils naviguent sur quelques pages, affichent la liste des billets d'une catégorie ou remontent vers la page principale. S'il s'agit d'utilisateurs novices, il leur arrive parfois de poster un commentaire désespéré ou mécontent. Dans l'immense majorité des cas, ils tournent les talons et poursuivent leur quête de pilules élargissant réellement les petits cornichons, de fonds d'écrans gratuits, de photos authentiquement cochonnes, de logiciels piratés ou d'autres choses essentielles à leur bonheur.
Sur le photoblogue hébergé à l'ancienne adresse de ce carnet, je recevais ainsi avant de désactiver les commentaires de nombreux messages de navigateurs perdus sur le Web, pensant s'adresser à Lise et Rose, « soeurs voyantes » extralucides et philanthropes qui diffusent, depuis la Suisse où elles prétendent opérer, un appel aux personnes qui ont un problème d'argent ou d'amour, sous la forme de prospectus distribués dans les boîtes aux lettres. Les grincheux objecteront que le problème est moins grave, moins intéressant et surtout moins subversif qu'une confusion avec le site Web de l'OMC, mais on a les visiteurs désorientés qu'on mérite.
Pour ces infortunés, un lien sponsorisé sous forme de texte, supposé pertinent, peut être de quelque secours, même s'il s'agit de publicité. La solution proposée par Google permet d'afficher des liens en rapport avec le contenu présenté sur le site : elle répond à peu près à cette attente.
Je n'en deviendrai pas beaucoup plus riche pour autant (d'une manière générale, les utilisateurs ne voient que rarement ce type de bannières de publicité), mais je trouve l'expérience amusante (et je la limite pour le moment à certaines pages d'archive pour lesquelles un problème de pertinence a pu être repéré). Une page individuelle donne des détails sur ces publicités.
10 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/liens_promotion.html
En route pour une rencontre avec une femme qu'il aurait pu aimer, un majordome anglais revient sur le sens qu'il a voulu donner à sa vie et sur sa « mission ».
Voici le troisième roman de Kazuo Ishiguro, mais ce n'est que le deuxième qui me soit passé entre les mains.
Les vestiges du jour se présente comme une suite de notes prises par Stevens, un très digne majordome anglais, archétype du butler, au fil d'une excursion entreprise seul au volant de la limousine de son nouvel employeur, un américain, qui lui suggère de découvrir enfin la campagne anglaise. Stevens ne peut se résoudre à accepter cette offre pour le plaisir, et le but du voyage est de rencontrer Miss Kenton, une ancienne gouvernante avec laquelle il a travaillé au service de Lord Darlington pendant des années, avant qu'elle ne quitte son service pour se marier. Le majordome espère faire revenir son ancienne collègue.
Stevens ne fait qu'évoquer les curiosités rencontrées sur les étapes successives de son parcours, qui elles servent de trame pour de longues digressions et réflexions sur le sens qu'il a cherché à donner à sa vie et à l'évocation de ses souvenirs.
On retrouve ces mêmes réflexions sur la recherche de la perfection dans l'accomplissement de tâches subalternes, l'effacement des émotions et des sentiments devant des devoirs dérisoires et l'angoisse de l'échec dans certains personnages de L'inconsolé, publié plus tard. Je pense en particulier au patron et au porteur de l'hôtel où descend Mr Ryder. La construction des Vestiges du jour (ici, pas de lieux et de temps élastiques, et beaucoup plus de concision) est moins complexe, moins prenante aussi, même si j'ai pris plaisir à lire ce livre.
Le roman a été adapté en 1993 au cinéma par James Ivory sous le titre The Remains of the Day.
En marge, je note une faute de frappe (?) apparemment innocente mais peut-être significative dans la traduction en poche que j'ai achetée, en 10/18, qui donne Remains of the Days pour le titre original.
9 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/les_vestiges_du.html
Un livre de photographies de paysages et une exposition à visiter dans les Vosges du Nord.
J'aime les photos de paysages, et pas nécessairement les photos de de grands paysages, ceux qu'on admire du haut des belvédères ou devant les tables d'orientation. J'aime le paysage ordinaire, et j'aime regarder le paysage quotidien des autres.
Le propre d'une photo, c'est de figer une situation. L'instantané capture l'instant. Mais deux photos prises en un même lieu à deux dates différentes fixent les modifications, même et surtout celles qui restent presque imperceptibles, celles que la mémoire trompée par l'habitude ne saurait imprimer. Trois, quatre, cinq... images sur ce mode, et c'est du mouvement.
Prendre des clichés successifs de paysages « ordinaires » pour en révéler les micro-modifications et la sensibilité est le principe d'observatoires du paysage actifs dans plusieurs régions de France.
Depuis près de dix ans, un observatoire de ce type a été mis en place par le parc naturel régional des Vosges du Nord. Sur des points répartis sur le territoire du Parc, un artiste photographe, Thierry Girard, a été invité à réaliser des clichés re-conduits d'année en année selon le même cadrage, la même focale et à des heures et des saisons identiques.
Le résultat sur quarante points d'observation sélectionnés est saisissant. Il est présenté dans un livre, Vosges du Nord, L'Observatoire photographique du paysage et sera visible sous la forme d'une exposition ouverte du 10 septembre au 10 octobre 2004 au château de La Petite Pierre. Un CD-ROM contenant toutes les photos et des informations complémentaires accompagne le livre.
Thierry Girard est originaire de l'ouest de la France. On peut découvrir quelques-unes de ses photos à la galerie Agathe Gaillard, ou dans deux autres livres : La route du Tôkaidô et D'une mer l'autre, aux Éditions Marval.
Je note avec surprise que l'ouvrage sur les Vosges du Nord est publié aux Éditions Les imaginayres, qui éditent aussi les carnets de la Balaguère, et que Thierry Girard a réalisé un travail sur les traces Victor Segalen, sur la grande diagonale de Chine, qui a fait cet été l'objet d'une expo à La Rochelle. Pas de hasard.
D'autres observatoires du paysage repérés à cette occasion à découvrir en Corse, en région parisienne ou dans le Lubéron.
9 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/paysages_en_mou.html
Les petites casseroles dans la grande. Fermeture du couvercle ?
Nouvelle recette ! Bavez gratuitement sur une victime par courriel à vos « amis ». Surtout, ne publiez rien sur votre blogue ! Laissez reposer. Si la victime proteste [via Be-Rewt], dîtes très vite que vous vous êtes trompé, ou, mieux, dites que vous vous êtes trompé à l'insu de votre plein gré. Si ça chauffe vraiment trop, publiez des excuses (mais sans publier le texte de votre missive empoisonnée). Répondez ensuite à vos éventuels persécuteurs qu'ils ne connaissent pas toute l'histoire, qu'il leur manque le contexte, ou quelque chose comme ça (finalement, c'est bien vous qui êtes la victime, non ?). Saupoudrez de sous-entendus fielleux et laissez pourrir. Ou écrivez vite que vous partez et attendez que vos disciples vous supplient de revenir.
[M.à.j. : ce qui me désole sans vraiment me surprendre dans cette histoire, c'est que la méthode JLR ne change pas. On peut tous faire des bévues, parce qu'on est stressé, parce qu'on lit trop vite, etc. Dans ce cas, on ne peut pas vraiment parler de bévue. À la limite, on peut concevoir (sans nécessairement l'accepter ou le comprendre) qu'on puisse vouloir faire sciemment ce qu'on nomme vulgairement un coup de pute à quelqu'un en espérant qu'on ne se fera pas attrapper (dans ce cas, la méthode est tellement débile qu'on se demande si l'auteur ne s'est pas sabordé volontairement). Mais quand on se trompe, ou quand on se fait prendre la main dans le sac, persévérer dans la bêtise de cette façon est totalement crétin. On annonce qu'on va corriger le tir (mais le mal était fait, manifestement), prétextant un problème technique alors qu'en même temps, on publie de vibrants adieux où l'on ne souffle rien de l'histoire (et les ciseaux des modérateurs de commentaires chauffent, croyez-moi). C'est le bouquet final, sans doute.]
8 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/marmite.html
Notes sur le récit de la captivité et de l'évasion d'un soldat allemand condamné aux travaux forcés en Sibérie soviétique après la seconde guerre mondiale.
Je ne suis pas vraiment amateur de récits, et encore moins de récits « d'aventures humaines » (quelle expression affreuse). Tout au plus me suis-je régalé à la lecture des exploits de l'équipage du Kon-Tiki quand j'avais une dizaine d'années. Le livre dont il est question ici est donc une exception : il m'a été offert, et je lis en général les cadeaux. J'ai bien tenté de m'y soustraire en le prêtant d'abord à quelqu'un, mais il est revenu. C'est une bonne surprise.
Aussi loin que mes pas me portent raconte la captivité puis l'évasion d'un prisonnier de guerre allemand, Clemens Forell, pris par l'armée russe en 1944 sur le Front de l'Est, évadé, repris, incarcéré et jugé à la Loubianka pour « crimes de guerre » et expédié en train aux confins de la Sibérie, quelque part tout au bord du détroit de Béring, pour y purger une peine de 25 ans de travaux forcés dans une mine de plomb.
La première moitié du récit décrit la période de captivité. Convoyage des forçats au cours duquel s'opère une sorte de sélection par le froid, installation et travail des survivants dans la mine. Les hommes ont (parfois) le choix entre le dehors glacial et des grottes irrespirables creusées par leurs prédécesseurs où ils vivent et travaillent.
Forell tente de s'évader du camp une première fois. Repris, bastonné par ses camarades que les brimades imposées en représailles par leurs geôliers ont rendu fous, ce n'est que trois ans après son arrivée qu'il s'évade à nouveau, cette fois pour de bon.
Commence alors pour lui une longue marche de plus de trois ans avant de pouvoir franchir le rideau de fer et atteindre l'Iran. Dans sa fuite, Forell ne doit souvent son salut qu'à la chance et surtout à des rencontres qui, si elles lui font parfois perdre de vue son objectif, lui sauvent plus d'une fois la vie.
Dans une longue préface, l'éditeur évoque le succès du livre lors de sa sortie en Allemagne en 1955 et depuis lors (un film a par exemple été tiré du livre en 2001) ; il se demande à quoi peut bien tenir ce succès et s'il n'était pas, pour les allemands tout juste sortis de la guerre, une manière de dire et de se dire « nous aussi, nous avons souffert ».
Le texte a été écrit par Josef Martin Bauer sur la base d'entretiens avec le fugitif revenu au pays (« Clemens Forell » est un pseudonyme). Le récit est reconstruit et l'auteur ne s'en cache pas : il évoque dans une courte postface les hésitations de Forell sur certains de ses souvenirs. La place donnée à la description des conditions de détention et de travail des forçats, l'absence de détails sur les raisons pour lesquels ces hommes ont été condamnés et l'accent mis sur certains épisodes répondent peut-être la question de l'éditeur. L'un des derniers personnages à sauver la mise à cet ancien de la Wehrmacht est un juif, qui, ironie du sort, lui permet indirectement d'atteindre l'Iran.
Je n'ai pas terminé ce livre par curiosité historique (le cadre historique n'est d'ailleurs qu'esquissé), pour sa qualité proprement littéraire ou pour le témoignage sur ce groupe d'hommes placés dans des conditions inhumaines que représente la première partie. Ce sont plutôt les transformations du fugitif à mesure qu'il avance, ses hésitations, le flux et le reflux de sa motivation qui ont retenu jusqu'au bout mon attention.
7 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/aussi_loin_que_1.html
Une librairie toulousaine, une visite pour flâner entre des livres et une citation oubliée.
Lorsque je suis de passage dans la région toulousaine, je fais toujours une petite visite à la librairie Ombres blanches. Ce lieu pourrait presque justifier, à lui seul, un détour par la ville.
À Toulouse il y a trois grandes vraies « librairies » (sans compter le magasin de la FNAC qui, comme son nom l'indique, est... un magasin) : Castela, sur la place du Capitole, Privat, face au musée des Augustins, et « Ombres blanches », tout près de la place du Capitole, à deux pas du cloître et de l'église des Jacobins.
Il y a d'ailleurs beaucoup d'autres librairies dans ce quartier, plus petites, toutes nouvelles ou récemment disparues, comme cette curieuse échoppe de la rue Gambetta, à tendance ésotérique, où trônait une patronne rebondie flanquée d'un mari long et mince, dévorée il y a quelques années par le restaurant de l'hôtel Crowne Plaza.
Ombres blanches est presque aussi vieille que moi, elle a grandi petit à petit, sans se déplacer, et sans étouffer ses voisines (à la création d'Ombres blanches II, son rayon livres de voyage, elle a tout juste repoussé Terres de légendes, dédiée à la bande dessinée, à quelques pas, à l'angle de la rue Gambetta et de la rue des Gestes).
Niveaux, escaliers, caverne à livres pour les plus jeunes au bout d'un drôle de passage, patio ombragé où l'on peut feuilleter tranquillement, et des libraires qui sont... des libraires. C'est un lieu où je rêve de n'avoir un jour qu'à lire (et beaucoup de sous).
La taille, c'est sûrement important pour continuer à exister face aux magasins (le stock...), mais le charme n'est pas seulement là, et en repensant aux librairies dont je me souviens, je pense par exemple à cette grande petite librairie d'Amiens, Pages d'encre, rue du Chapeau de Violettes (le hasard fait le lien avec la brique rose...). Je n'ai pas encore trouvé ce genre de maison ici, à Metz.
Et ces ombres blanches ? Il me semblait que ce nom était emprunté à une citation (Paul Éluard ??), mais j'ai été incapable de la retrouver.
7 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/brique_rose_omb.html
Répertoire (rénové) de ressources Web à la Bibliothèque nationale de France.
Je reçois une à deux fois par an un message de l'une des personnes qui s'occupent des signets de la Bibliothèque nationale de France au sujet d'un autre site classé dans ce répertoire. La dernière fois que j'ai été sollicité pour mettre à jour les informations concernant ce site, on annonçait une refonte des fameux signets.
Cette ressource est accessible sur le Web depuis plusieurs années et si on y trouvait souvent, en fouinant comme il faut, de petites perles, elle devenait sans doute un peu vieillote. J'ai remarqué aujourd'hui au hasard d'une recherche que le ravalement était terminé. Les notices me paraissent plus complètes (consulter par exemple la notice consacrée au répertoire DMOZ), l'accès aux ressources connexes à un signet plus facile et la navigation plus conviviale (voir l'arborescence des thèmes). On peut aussi consulter directement les nouveautés, ce qui était je pense impossible dans la version précédente.
Le principal problème reste probablement le maintien des liens brisés (rien n'est d'ailleurs indiqué sur leur traitement ou sur la fréquence de vérification et de mise à jour des notices, c'est un peu dommage), mais je trouve que cette nouvelle version vaut de longs détours.
4 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/les_nouveaux_si_1.html
Une exposition consacrée à ce peintre d'origine chinoise à voir jusqu'au 3 octobre 2004 à Montpellier.
Jusqu'au 3 octobre 2004, il y a une très belle exposition consacrée au peintre d'origine chinoise Zao Wou-Ki, au pavillon du musée Fabre, à Montpellier.
Pour en savoir plus sur cette exposition, on peut télécharger un dossier de presse.
3 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/zao_wouki_homma.html
Propose des séjours axés sur la randonnée pédestre dans les Pyrénées françaises ou espagnoles et des voyages dans d'autres pays.
La Balaguère organise des randonnées à pied. Des séjours axés principalement sur les Pyrénées en France et en Espagne (La Balaguère est basée au Pays Basque français, plus précisément dans le Val d'Azun, dans les Hautes-Pyrénées), mais aussi des voyages dans plusieurs autres pays.
Je viens de passer une semaine dans les Pyrénées aragonaises pour un séjour organisé par cette agence, en compagnie d'un petit groupe de 7 autres marcheurs et d'un guide d'Aragon Aventura, et j'ai particulièrement apprécié.
Les occasions de se plaindre sont plus nombreuses que les occasions de se dire satisfait : j'en profite ;-)
3 septembre 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/09/la_balaguere.html
Repos.
Ce carnet est en vacances pour une quinzaine de jours.
18 août 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/08/vacances.html
Retour sur solitude.
Toujours difficile de décoder les coups de cafard, et encore plus difficile de décoder les réactions aux coups de cafard.
C'est le jeu de la forme. Marabout, bout de ficelle, selle de cheval...
Le blog comme une porte ouverte prête à être franchie, mais dont on ne fait pas la publicité. Par écrit le silence est-il timidité ?
Je ne sais pas répondre à la question pour tous, mais je crois savoir y répondre pour moi. L'ellipse s'impose quand on réalise qu'on ne saura (à la manière délicieuse et subtile dont nos amis belges emploient parfois le verbe savoir) jamais tout dire, et il y a bien publicité (pas racolage, mais publication). Ce qui est (parfois) magique, c'est que saisissant la balle au bond, quelqu'un transforme soudain la petite bulle de grisaille en bulle de savon, toute irisée. La contrepartie est peut-être qu'on a de bonnes chances de ne pas être compris complètement, mais ça, de toute façon, c'était perdu d'avance (et c'est bien là qu'est la solitude totale), publicité ou non, alors...
Je ne crois pas que chez moi le silence soit timidité, bien au contraire. Quand il s'installe (partout), c'est plutôt le signe que ça va beaucoup plus mal qu'au temps des épanchements ;-).
16 août 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/08/embellie.html
Courte note sur ce film de Michael Moore.
Après plusieurs tentatives (le film a eu tellement de succès ici que j'ai trouvé salle comble en juillet), j'ai fini par aller voir Fahrenheit 9/11.
De Michael Moore, je n'avais vu que Bowling For Columbine, et, n'ayant presque rien lu ou entendu sur Fahrenheit 9/11 avant de rentrer dans la salle, je m'attendais au même type de regard. À partir du massacre, en avril 1999, de 12 élèves d'un lycée de Littleton, au Colorado et de l'un de leurs professeurs par deux adolescents, le film invitait à une réflexion sur la violence et la peur, au-delà du cas spécifique des États-Unis, de manière engagée mais subtile.
Fahrenheit 9/11 m'a paru beaucoup moins subtil. Le film est dirigé contre George Bush et son entourage, mais ne va pas beaucoup plus loin. Ceci rejoint assez mes propres impressions.
J'ai aussi été gêné par l'absence de mise en contexte. Le montage est démonstratif, le commentaire incisif et souvent ironique, mais les plans s'enchaînent sans qu'on sache d'où ils viennent : s'agit-il d'images originales, réalisées pour le film, d'images de télévision (et dans ce cas, d'où viennent-elles) ? On ne sait jamais trop où se situer ni ce que l'on voit. Il faudrait peut-être y retourner au moins une fois pour essayer de repérer les transitions.
16 août 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/08/farenheit_911.html
The Postal Service, Sleeping In.
Last week I had the strangest dream
Where everything was exactly how it seemed
Where there was never any mystery on who shot John F. KennedyThe Postal Service, Sleeping In
15 août 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/08/reve.html
Claude Ollier, Enigma, p.143.
« J'ai mis le voile jaune ce matin, le mouchoir vert à mes lèvres, tu as dit que tu es content de moi, qu'il est bien de le laisser attendre ce matin, quand je sors l'ombre est au bas de la haute porte, le ciel blanc déjà, je me dis que j'ai trop tardé, qu'il n'est plus là maintenant. »
Claude Ollier, Enigma
15 août 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/08/matin.html
Dessins et textes. Beau labyrinthe.
Des carnets illustrés par des dessins, des textes courts. Je ne connaissais pas, je découvre via une liste de liens de bric et de blog. Très belles occasions de « perdre du temps ».
14 août 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/08/les_carnets_ill.html
Même ajoutées aux troncs d'arbres, les carottes ne cachent pas la forêt.
La route est barrée par un tronc d'arbre. Impossible de passer, à moins de le couper (mais avec le couteau suisse extrait de la boîte à gants, ça risque de prendre quelques années), ou d'abandonner véhicule et bagages et de continuer à pied. Sur le bas-côté, il se trouve toujours quelqu'un pour rappeler à l'automobiliste dépité que si la situation est apparemment bloquée, il y en a de bien plus terribles. Il aurait pu y avoir un accident, il n'y a plus de bêtes sauvages dans la forêt toutes prêtes à nous dévorer, et, après tout, la destination n'était pas si importante. En cherchant bien, on pourrait peut-être même contourner l'obstacle.
Surtout, surtout, est-on vraiment à plaindre ? Pensons à tous ceux qui n'ont même pas de voiture, et à tous les endroits où il n'y a même pas de routes pour s'en servir. Pensons aussi à tous ces endroits où il n'y a plus de forêt, et a fortiori plus de troncs d'arbres pour barrer les routes, sans parler des endroits où il n'y a plus de forêt et pas de route, ou plus de route. Bref, consolons-nous en nous répétant que nous avons évité le pire.
Oui.
Mais il y a un tronc d'arbre sur la route.
Et on n'a plus ni le temps, ni la force de choisir un autre chemin ou de renoncer à la destination.
Cette histoire me fait penser à l'addition des petits pois et des carottes, impossible, comme tout mauvais élève de cépé devrait le savoir. La comparaison n'est pas indécente, elle est insensée et pourra, au pire, coller une bonne dose de mauvaise conscience au voyageur arrêté dans son élan, qui reconnaîtra que son petit souci est sans commune mesure avec les tourments d'un cul-de-jatte perdu au milieu du Sahara Occidental sur une absence de route truffée de mines anti-personnel.
Oui.
Mais il y a un tronc d'arbre sur la route.
Le 13 août dernier, il y avait un sacré tronc d'arbre sur ma route, et une belle grosse branche m'est tombée sur le bout des doigts de pieds. J'étrangle le premier disciple d'Émile qui me dira aujourd'hui que j'ai eu de la chance, parce que la branche aurait pu me tomber sur la tête.
13 août 2004
http://www.azurs.net/mercredi/archives/2004/08/arithmetique.html
Déception.
J'avais été disqualifié pour l'élection de Mister Gay, pour cause (entre autres) de citron, et sans doute aussi de préférences textuelles inappropriées, je viens d'apprendre que je ne pourrai pas concourir pour le titre de reine de la mirabelle.
Les candidates devront impérativement résider en Moselle et avoir 18 ans révolus au 21 août 2004. Elles devront être célibataire sans enfants et ne jamais avoir été élues Reine, 1ère Dauphine ou 2ème Dauphine des