Arthur Rimbaud, Sillages

Poèmes et textes d'Arthur Rimbaud
L'Éternité
(Vers nouveaux)

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L'Éternité

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Elle est retrouvée.
Quoi ? - L'Éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
 
Âme sentinelle,
Murmurons l'aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.
 
Des humains suffrages,
Des communs élans
Là tu te dégages
Et voles selon.
 
Puisque de vous seules,
Braises de satin,
Le Devoir s'exhale
Sans qu'on dise : enfin.
 
Là pas d'espérance,
Nul orietur,
Science avec patience,
Le supplice est sûr.
 
Elle est retrouvée.
Quoi ? - L'Éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
 
Mai 1872.

Arthur Rimbaud  

À propos du poème "L'Éternité"

« L'éternité » est le troisième volet des « Fêtes de la patience » (après « Bannières de mai », « Chanson de la plus haute tour » et juste avant « Âge d'or ») : quatre textes regroupés et ordonnés par Rimbaud lui-même sous ce titre.
 
On ne sait pas exactement si ces pièces ont été composées en mai 1872 ou si la date indiquée par Rimbaud ne correspond qu'au moment où il les a recopiées (il se trouve alors probablement à Paris, après un bref séjour à Charleville).
Le texte est présent (sans titre et dans une version sensiblement différente) dans « Alchimie du verbe » (« Une saison en enfer »).
 
Voir :
Biographie de Rimbaud, 1872.

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